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AUSTERLITZ


AUSTERLITZ
AUSTERLITZ

AUSTERLITZ (en tchèque Slavkov). Localité de Moravie, en République tchèque, près de Brno. Brillante victoire de Napoléon Ier sur l’armée austro-russe commandée par Alexandre Ier Pavlovitch et François II le 2 décembre 1805. Le maréchal Lannes, qui commandait l’aile gauche du dispositif français, se distingua dans cette bataille, dite des Trois Empereurs, qui mit fin à la 3e coalition et au Saint-Empire germanique. Le général russe Bagration s’illustra dans la bataille. S’y illustrèrent également :

  • le sous-lieutenant Voirol, futur général de division ;
  • le colonel Debroc, futur général de brigade ;
  • le futur général de division Decouz qui fut fait colonel après la bataille ;
  • le futur général de brigade Dejean ;
  • le futur général de brigade Thomières ;
  • le colonel Digeon, futur général de division, qui fut blessé ;
  • le futur général de division Delort qui fut blessé ;
  • le major Dommanget, futur général de cavalerie ;
  • le colonel Dorsenne qui fut nommé général de brigade après la bataille ;
  • Auguste-Jean-Baptiste Duchand de Sancey, futur général d’artillerie ;
  • Louis-Claude Duchastel, futur maréchal de camp ;
  • le colonel Dumoustier, futur général de division ;
  • le colonel Durosnel, futur général de division ;
  • la femme soldat Marie-Thérèse Figueur ;
  • le sergent Marie-Jeanne Schellinck, femme militaire belge au service de la France, futur sous-lieutenant, qui fut blessée ;
  • le futur général de division Flahaut ;
  • le colonel Fouler, comte de Relingue, futur général de division ;
  • le colonel Taupin, futur général de division ;
  • le futur général de division Joseph-Augustin Fournier ;
  • le général de brigade Viviès, baron de La Prade ;
  • le futur lieutenant général Huber ;
  • le général de brigade Kirgener ;
  • le chef de brigade de cavalerie Lafon-Blaniac, futur général de division ;
  • le chef de brigade de cavalerie Yvendorff, futur général de brigade ;
  • le colonel Ledru des Essarts, futur général de division, qui fut fait général de brigade après la bataille ;
  • le futur général d’artillerie Lenoury qui fut nommé colonel après la bataille ;
  • le colonel Lepic, futur général de cavalerie ;
  • le général de brigade Loison ;
  • le colonel Mazas qui fut tué ;
  • le colonel Demarçay ;
  • le général de brigade Merle, futur général de division ;
  • le futur général de brigade Pryvé ;
  • le général de brigade Ruffin, futur général de division ;
  • le général de brigade Sahuc, futur général de division ;
  • le maréchal Soult qui, commandant le centre du dispositif français, enfonça le centre ennemi sur le plateau de Pratzen et que Napoléon salua comme “le premier manœuvrier de l’Europe” ;
  • le général Berton ;
  • le maréchal et gouverneur de Hanovre Bernadotte, futur roi de Suède sous le nom de Charles XIV ;
  • le général de brigade Darmagnac, futur général de division ;
  • le général Duroc, grand maréchal du Palais de Napoléon Ier, qui commandait une division de grenadiers ;
  • le général d’artillerie Baston, comte de Lariboisière, qui brisa au canon la glace d’un étang sur lequel avançaient des Russes ;
  • le futur maréchal Nicolas-Charles Oudinot, qui fut grièvement blessé ;
  • alors qu’il n’était que colonel, le comte Exelmans, futur maréchal ;
  • le futur général de brigade Beurmann ;
  • le futur général de brigade Blein ;
  • le futur général de division Brayer qui fut fait colonel après la bataille ;
  • le futur lieutenant général Dalton ;
  • le futur général de division Claude-Étienne Michel qui fut fait colonel après la bataille ;
  • le général Suchet, futur maréchal ;
  • le général Ordener, qui fut blessé ;
  • le capitaine d’infanterie Barbanègre, futur général de brigade ;
  • Constant Corbineau, futur général, qui fut blessé ;
  • le futur lieutenant général Gourgaud, qui fut blessé ;
  • le général Le Blond, comte de Saint-Hilaire, qui fut grièvement blessé ;
  • le maréchal Davout qui, avec 10 000 hommes, contra 35 000 ennemis aux villages de Telnitz et de Sokolnitz ;
  • le futur roi de Naples Joachim Murat qui commandait la cavalerie ;
  • le grenadier à pied de la Garde impériale Bugeaud, marquis de La Piconnerie, futur duc d’Isly et futur maréchal de France, qui fut nommé caporal après la bataille ;
  • le sous-lieutenant Chatry de La Fosse, futur maréchal de camp ;
  • le comte du Coëtlosquet, futur lieutenant général ;
  • le général de brigade Valhubert qui, la cuisse fracassée par un éclat d’obus, fut mortellement blessé (il devait mourir cinq jours plus tard des suites de ses blessures) ;
  • le général Bertrand, futur comte de l’Empire et futur Grand maréchal du Palais ;
  • le maréchal Jean-Baptiste Bessières, futur duc d'Istrie, qui commandait la cavalerie de la Garde impériale ;
  • Bertrand Bessières, frère du précédent, futur général de brigade ;
  • le général de division François-Étienne Kellermann, fils du vainqueur de Valmy, qui fut blessé ;
  • le comte Lamarque, général de brigade, futur général de division ;
  • Nicolas-Joseph Maison, futur maréchal et futur ministre ;
  • le comte de Montholon, futur général et futur compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène ;
  • le comte Jean Rapp, général de brigade, qui, à la tête des grenadiers à cheval de la Garde, bouscula la Garde impériale russe ;
  • le général de division Vandamme ;
  • le général de division Walther qui fut blessé ;
  • le futur général de division Bigarré ;
  • le colonel Jean-Pierre-Hubert Cambacérès, futur général de brigade ;
  • les généraux de brigade Thiébault, Sébastiani de La Porta, futur maréchal et futur ministre des Affaires étrangères, et Compans ;
  • le général de division Friant, qui eut quatre chevaux tués sous lui ;
  • les généraux Charles-Alexis-Louis-Antoine Morand, Drouet d’Erlon, futur maréchal, Rivaud de La Raffinière, Claparède, Claude-Alexandre Legrand, Heudelet de Bierre, Lochet, Kister, Victor-Léopold Berthier, Campana, Bourcier et Margaron ;
  • le colonel Arrighi de Casanova, futur général de division et futur duc de Padoue ;
  • le colonel Joseph-Jean-Baptiste Albert, futur général de division ;
  • le colonel Curial, futur général de division ;
  • le colonel Bardet de Maison-Rouge, futur général de division ;
  • le maréchal Louis-Alexandre Berthier, chef d’état-major, futur prince de Wagram ;
  • le général de division Auguste Caffarelli, futur ministre de la Guerre et de la Marine du royaume d’Italie, futur comte de l’Empire ;
  • le comte de Gardanne, général de brigade ;
  • Étienne-Maurice Gérard, futur maréchal, futur ministre de la Guerre, qui fut blessé ;
  • le comte de Girardin, futur général de division, qui, avec dix hommes, fit 400 prisonniers et prit quatre pièces de canon ;
  • le général Jean-Joseph-Ange d’Hautpoul qui, à la tête de ses cuirassiers, coupa l’aile droite de l’ennemi ;
  • l’officier de cavalerie Antoine-Charles de Lasalle, futur général de division ;
  • le comte Paul de La Vauguyon, futur général de division ;
  • le général de cavalerie Lefebvre-Desnouettes ;
  • Marc-Antoine de La Bonninière, comte de Beaumont, général de division ;
  • Louis-Chrétien Carrière, baron de Beaumont, futur général de division ;
  • le futur général de brigade Chamorin ;
  • le futur général de brigade Chauvel ;
  • le général Becker, qui fut promu général de division sur le champ de bataille ;
  • le général de division Belliard ;
  • le général d’artillerie Pernety ;
  • le général de cavalerie Étienne-Marie-Antoine Champion, comte de Nansouty ;
  • le baron Chastel, futur lieutenant général ;
  • Jacques-Marie Cavaignac, futur lieutenant général ;
  • Pierre-David Colbert, futur général de division, qui fut fait chef d’escadron sur le champ de bataille ;
  • le chef de bataillon Baillod, futur lieutenant général ;
  • le chef de bataillon Bony, futur général de brigade, qui fit 300 prisonniers ;
  • François-Beaudin Berge, futur général d’artillerie et futur lieutenant général ;
  • Louis-Bertrand-Pierre Brun de Villeret, futur général de division ;
  • le lieutenant Brunet-Denon, futur maréchal de camp, qui fut blessé et nommé capitaine après la bataille ;
  • le chef de brigade Caulaincourt, futur général de division ;
  • le marquis Georges de Chambray, futur maréchal de camp ;
  • le lieutenant Clouet, futur maréchal de camp ;
  • Michel Combes, futur colonel ;
  • François-Gédéon Bailly de Monthyon, futur général de division, qui fut fait colonel sur le champ de bataille.

Le baron Ange-Hyacinthe-Maxence de Damas, futur lieutenant général, futur ministre de la Guerre, participa à la bataille dans les rangs des Russes. Le tsar Alexandre Ier accusa le feld-maréchal Koutouzov d’être responsable de la défaite que ce dernier avait d’ailleurs prévue. Les Austro-Russes eurent 15 000 tués ou blessés et laissèrent 20 000 prisonniers (dont quinze généraux, parmi lesquels le comte de Diebitsch, futur feld-maréchal) sur leurs 82 000 hommes ; les Français eurent 8 000 tués ou blessés sur 65 000 hommes. Le maréchal Joachim Murat commit une maladresse en laissant s’échapper le gros des troupes russes qu’il était chargé de poursuivre. La Garde impériale se distingua particulièrement dans l’assaut du plateau de Pratzen. Les Français prirent aux Russes 200 canons et quarante-cinq drapeaux, dont les étendards de la Garde impériale d’Alexandre. Dans de nombreux bourgs et villages où ils pénétrèrent, ils trouvèrent les granges et les églises remplies de blessés ; Koutouzov avait fait placer sur les portes des écriteaux portant en langue française : “Je recommande ces malheureux à la générosité de l’empereur Napoléon et à l’humanité de ses braves soldats”. Cette victoire française demeure l'une des plus remarquables de l'histoire militaire de tous les temps.

Iconographie :

  • Bataille d'Austerlitz, tableau de François Gérard (musée national du château de Versailles)
  • Allégorie de la bataille d'Austerlitz. 2 décembre 1805, tableau d'Antoine François Callet (musée national du château de Versailles)
  • Napoléon donnant l'ordre avant la bataille d'Austerlitz. 2 décembre 1805, tableau d'Antoine-Charles-Horace Vernet, dit Carle Vernet (musée national du château de Versailles)
  • Dispositions de l'Empereur pour la bataille d'Austerlitz, dessin à la plume de Charles Monnet (La Malmaison)
  • Austerlitz, peinture murale de Jean Anaux, dit le Romain (musée national du château de Versailles)
  • La Bataille d'Austerlitz, dessin de Jacques Bertaux (musée du Louvre, Paris)
  • Devant Austerlitz, dessin de A. Blondeau (Archives départementales des Vosges, Épinal)
  • Austerlitz, bas-relief de Pierre-Jean David, dit David d'Angers, 1846 (musée David d'Angers, Angers)
  • Bataille d'Austerlitz le 2 décembre 1805 à quatre heures du soir, aquarelle de Siméon Fort (musée national du château de Versailles)
  • Bataille d'Austerlitz le 2 décembre 1805 à dix heures du matin, aquarelle de Siméon Fort (musée national du château de Versailles)
  • Bataille d'Austerlitz, estampe gravée par François Georgin et imprimée par Pellerin (musée national des arts et traditions populaires, Paris) ;
  • Le bivouac de Napoléon à la veille d'Austerlitz, 1er décembre 1805, tableau de Louis-François Lejeune (musée national du château de Versailles).

Bibliographie :

  • Jean Thiry, Ulm, Trafalgar, Austerlitz, Paris, Berger-Levrault, 1962 ;
  • Relations et rapports officiels de la bataille d'Austerlitz : édition établie par Jacques Garnier, Paris, La Vouivre, 1998 ;
  • Sous le soleil d'Austerlitz. La bataille racontée par ceux qui l'ont vécue : Textes présentés par Robert Ouvrard, Cosmopole, 2005 ;
  • Patrick Girard et Vincent-Pierre Angouillant, Austerlitz : la bataille des Trois Empereurs racontée par un soldat autrichien, Jean-Claude Gawsewitch, 2005 ;
  • David Chanteranne et Renaud Faget, Austerlitz, Éditions Perrin, 2005 ;
  • Docteur F.-G. Hourtoulle, Austerlitz, 1805, Éd. Histoire et Collections ;
  • "Austerlitz : la bataille des trois empereurs", article de Jacques Garnier dans Napoléon Iern° 5, novembre-décembre 2000 ;
  • "Austerlitz, victoire du génie napoléonien et maîtrise parfaite des grands principes stratégiques", article de Théophile Monnier dans L'Art de la guerre, n° 1, avril-mai 2002 ;
  • Comte de Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène, Paris, Gallimard, 1999.
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