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IÉNA


IÉNA (en allemand Jena). Ville d’Allemagne (Thuringe), sur la Saale. Éclatante victoire de Napoléon Ier sur les Saxons et les Prussiens, commandés par le général Friedrich Ludwig Hohenlohe, prince de Hohenlohe-Ingelfingen, et le feld-maréchal Heinrich von Mollendorf, le 14 octobre 1806, le jour même où le maréchal Louis-Nicolas Davout taillait en pièces, à Auerstedt, les troupes du général Charles-Guillaume-Ferdinand, duc de Brunswick. Le général Louis-Gabriel Suchet, futur maréchal, le maréchal Jean Lannes, le maréchal Nicolas Jean de Dieu Soult (que Napoléon appelait “le premier manœuvrier de l’Europe”), le maréchal Michel Ney, duc d’Elchingen, futur prince de la Moskova, le général d’artillerie Jean-Ambroise Baston, comte de Lariboisière, le maréchal François-Joseph Lefebvre, qui commandait l’infanterie de la Garde impériale, le général Nicolas-Joseph Maison, futur maréchal, et le général de division Anne-Jean-Marie-René Savary, duc de Rovigo, se distinguèrent dans cette bataille à laquelle participèrent, notamment :

  • le maréchal Pierre-François-Charles Augereau ;
  • le colonel Pierre Decouz, futur général de division ;
  • le colonel Guillaume Dode de La Brunerie, futur maréchal ;
  • Louis-Claude Duchastel, futur maréchal de camp ;
  • le colonel Pierre Dumoustier, futur général de division ;
  • le général de brigade Antoine-Jean-Auguste-Henri Durosnel, futur général de division ;
  • le général de brigade Raymond Viviès, baron de La Prade ;
  • le lieutenant Raymond-Aimery-Philippe-Joseph de Montesquiou, duc de Fezenzac, futur lieutenant général ;
  • la femme soldat Marie-Thérèse Figueur ;
  • le sergent Marie-Jeanne Schellinck, femme soldat belge au service de la France, futur sous-lieutenant, qui fut blessée ;
  • le futur général de division Charles-Auguste-Joseph de Flahaut ;
  • le général de brigade Joseph-Augustin Fournier, futur général de division ;
  • l’enseigne de vaisseau Henri-Marie-Daniel Gaultier, comte de Rigny, futur vice-amiral ;
  • le général de division Honoré-Théophile-Maxime Gazan de La Peyrière ;
  • le général de brigade Jean-François Graindorge ;
  • le futur général de division Pierre-Joseph Habert ;
  • le général de division Étienne Heudelet de Bierre ;
  • le futur lieutenant général Jean-Baptiste Jamin ;
  • le général de brigade Joseph Kirgener ;
  • le général de brigade Pierre Belon Lapisse, qui fut fait général de division après la bataille ;
  • le colonel Samuel-François Lhéritier de Chézelles, futur général de division ;
  • le colonel Louis Lepic, futur général de cavalerie ;
  • le général de division Jean-Gabriel Marchand ;
  • le colonel Claude-Étienne Michel, futur général de division ;
  • le futur général de brigade Ythier-Sylvain Pryvé ;
  • le futur général de brigade Jean-Guillaume-Barthélemy Thomières ;
  • le général de brigade Alexandre-Antoine Hureau de Senarmont, futur général de division ;
  • le comte August Neidhardt von Gneisenau, alors capitaine, futur feld-maréchal prussien ;
  • le prince Bernard de Saxe-Weimar, second fils du grand-duc Charles-Auguste, qui n’avait alors que quatorze ans ;
  • le futur général Antoine-Henri Jomini ;
  • le général Louis-Vincent-Joseph Le Blond, comte de Saint-Hilaire ;
  • le maréchal Jean-Baptiste Bessières, futur duc d’Istrie, qui commandait la cavalerie de la Garde impériale ;
  • Karl von Clausewitz ;
  • le comte Charles-Tristan de Montholon, futur général de brigade et futur compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène ;
  • le colonel Joseph-Jean-Baptiste Albert, futur général de division ;
  • le maréchal Louis-Alexandre Berthier, chef d’état-major, futur prince de Wagram ;
  • le comte Claude-Mathieu de Gardanne (ou Gardane), général de brigade ;
  • le futur lieutenant général Alexandre Dalton ;
  • le futur lieutenant général Gaspard Gourgaud ;
  • le futur général de division et futur pair de France Michel-Marie Claparède ;
  • le futur général de brigade Jean-Ernest de Beurmann ;
  • le général Jean-Isidore Harispe, futur maréchal de France ;
  • le général d’artillerie Joseph-Marie Pernety ;
  • le comte Jean Rapp, futur pair de France ;
  • le général de cavalerie Marie-Antoine Reiset, futur vicomte, qui fit prisonnier le prince Auguste de Prusse ;
  • le général de brigade François Roguet, futur général de division ;
  • le général Claude-Victor Perrin, dit Victor, futur maréchal, futur duc de Bellune ;
  • le général Jean-Joseph-Ange d’Hautpoul ;
  • le comte de Beaumont Marc-Antoine de La Bonninière, général de division, futur pair de France ;
  • le général de brigade Louis-Chrétien Carrière de Beaumont, futur général de division ;
  • le général de brigade Jean-Dominique Compans, futur général de division ;
  • le général de division Auguste-Daniel Belliard ;
  • le colonel Jean-Pierre-Joseph Bruyères, futur général de division ;
  • le comte François-Antoine-Louis Bourcier, général de division ;
  • Bertrand-Pierre Castex, futur général de division, qui fut nommé colonel sur le champ de bataille ;
  • le futur général de division Joseph-Claude-Jules-Marie Charbonnel ;
  • le futur général de brigade Vital-Joachim Chamorin ;
  • le lieutenant Charles-Yves-César Cyr du Coëtlosquet, futur lieutenant général ;
  • le chef d’escadron Pierre-David de Colbert, futur baron de l’Empire et futur général de division, et Auguste-Marie-François Colbert, général de brigade ;
  • Pierre Daumesnil, futur lieutenant général ;
  • François-Beaudin Berge, futur général d’artillerie et futur lieutenant général ;
  • le chef de bataillon François Bony, futur général de brigade, qui fut blessé ;
  • le général de brigade Pierre-François-Xavier Boyer ;
  • le colonel André-Louis-Élisabeth-Marie Briche, futur général de division ;
  • Louis-Bertrand-Pierre Brun de Villeret, futur général de division ;
  • le général de brigade Jean-Pierre-Hubert Cambacérès ;
  • le colonel Thomas-Jean-Julien Chassereaux, futur général de brigade, qui fut blessé ;
  • le futur maréchal de camp Gabriel-Henri Chatry de La Fosse ;
  • le futur général de brigade François-Pierre-Alexandre Chauvel ;
  • Michel Combes, futur colonel ;
  • Louis-Alexandre Bachelet-Damville, futur général de brigade, qui fut blessé.

40 000 Français avaient vaincu ce jour-là 70 000 Prussiens. Les Français firent 20 000 prisonniers et prirent la plus grande partie de l’artillerie prussienne (200 pièces de canon). Ils perdirent environ 4 000 hommes, morts ou blessés. Les Prussiens perdirent 12 000 hommes. Les victoires d’Iéna et d’Auerstedt ouvrirent aux Français la route de Berlin que Napoléon atteignit le 27 octobre.

Iconographie :

  • Napoléon à Iéna, tableau d'Horace Vernet (Versailles) représentant Napoléon passant en revue sa garde ;
  • Vue panoramique de la bataille d'Iéna, le 14 octobre 1806 à midi, aquarelle de Siméon Fort (musée national du château de Versailles) ;
  • La Bataille d'Iéna, dessin de Zix (musée national du château de Versailles) ;
  • Bataille d'Iéna, gravure d'après Rugendas (musée de l'Armée, Paris) ;
  • Bataille d'Iéna, gravure de Bovinet, d'après Swebach (Bibliothèque nationale, Cabinet des Estampes, Paris).

Bibliographie :

  • Henri Houssaye, Iéna et la campagne de 1806, Nice, B. Giovanangeli, 1991, reproduction en fac-simile de l'édition de Paris, Perrin, 1912 ;
  • Jean Thiry, Iéna, Paris, Berger-Levrault, 1964 ;
  • Docteur F.-G. Hourtoulle, Iéna, Auerstedt, le triomphe de l'Aigle, Éd. Histoire et Collections ;
  • Arnaud Blin, Iéna - Octobre 1806, Éd. Perrin ;
  • Charlec Malo, Champs de bataille de l'armée française, Paris, Hachette, 1901 ;
  • "La campagne de Prusse, Iéna 1806", dossier d'Alfred Umhey dans le hors-série n° 24 de Tradition Magazine ;
  • "Napoléon écrase la IVe coalition. La campagne d'Iéna : 14 octobre 1806", article d'Arnaud Bernard dans Histoire mondiale des conflits n° 15, août-septembre 2004 ;
  • "La journée d'Iéna", article de Henri Houssaye dans la Revue des Deux-Mondes, 1er et 15 août 1911 ;
  • "Les batailles d'Iéna et d'Auerstedt", article de Renaud Faget dans Napoléon Ier n° 1, mars-avril 2000.
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