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FLEURUS


FLEURUS. Commune de Belgique (Région wallonne), dans la province de Hainaut, sur la rive gauche de la Sambre. Bataille indécise entre les Espagnols, commandés par Gonzalès de Cordoue, général de la Ligue catholique, et les troupes de l’Union protestante, commandées par le comte Ernst von Mansfeld, chef militaire allemand au service de l’électeur palatin Frédéric V, et Christian de Brunswick, le 29 août 1622.

Victoire du duc de Luxembourg François-Henri de Montmorency-Bouteville, maréchal de France, surnommé depuis cette bataille “le tapissier de Notre-Dame”, sur les Hollandais et les généraux de la Ligue d’Augsbourg(*), commandés par le prince de Waldeck, maréchal général de l’armée hollandaise, le 1er juillet 1690. Participèrent, notamment, à la bataille :

  • François-Louis de Bourbon, prince de Conti ;
  • le marquis Louis-François de Boufflers, futur maréchal, futur duc et futur pair ;
  • le comte François-Charles d’Uzès ;
  • le comte Ferdinand de Marsin, brigadier de cavalerie, futur maréchal, qui fut blessé ;
  • Auguste de La Baume, marquis de Montrevel, futur maréchal ;
  • Louis de Rouvroy, futur duc de Saint-Simon, l’auteur des célèbres « Mémoires » ;
  • le duc Auguste de Choiseul, comte du Plessis-Praslain.

L’armée de Waldeck comptait 37 800 hommes. Elle eut 7 000 hommes tués. Les Français perdirent 3 500 hommes, dont un grand nombre d’officiers, notamment le lieutenant général Gournai. Ils firent 8 000 prisonniers et prirent cinquante-cinq pièces de campagne et plus de 100 drapeaux, d’où le surnom de Luxembourg cité plus haut. Le général hollandais François-Nicolas Fagel se distingua particulièrement lors de cette bataille.

Victoire décisive du général Jean-Baptiste Jourdan, futur maréchal, aidé du général de division Jean-Baptiste Kléber, qui commandait l’aile gauche, sur les Autrichiens et les Hollandais, commandés par le duc Frédéric Josias de Saxe-Cobourg, le 8 messidor an II (26 juin 1794). Le général de division Jean-Étienne Championnet se distingua dans cette bataille (il culbuta la cavalerie de Kaunitz) qui ouvrit la Belgique à la France. S’y distinguèrent aussi :

  • le général Charles-Jean-Baptiste Bernadotte, futur maréchal de France et futur roi de Suède sous le nom de Charles XIV (ou Charles-Jean) ;
  • le général de division Jean-Augustin Ernouf et son fils Gaspard-Augustin Ernouf, futur maréchal de camp ;
  • le futur lieutenant général Jean-Baptiste Jamin ;
  • le futur pair et comte Claude-Jacques Lecourbe, général de brigade, futur général de division ;
  • le général de division François-Joseph Lefebvre, futur maréchal, futur duc de Dantzig et futur pair de France ;
  • le général de brigade Guillaume Duhesme, futur général de division ;
  • le futur général d’artillerie Jean-François Debelle ;
  • le comte Louis Friant, futur général de division ;
  • Gabriel Barbou des Courières, futur général de division ;
  • le général de brigade Ennemond Bonnard, futur général de division ;
  • le général de brigade Charles-Joseph Boyé ;
  • Bernard-Louis Cattaneo, futur lieutenant général ;
  • Jean-Ernest de Beurmann, futur général de brigade ;
  • le général de brigade Martin-Jean-François Carion de Los Condes ;
  • le général de brigade Antoine-Simon Durrieu ;
  • le futur général de brigade François-Pierre-Alexandre Chauvel, qui fut nommé chef de bataillon sur le champ de bataille ;
  • le général de division Antoine Morlot ;
  • le lieutenant Pierre Barrois, futur général de division ;
  • le capitaine Alexandre-Antoine Hureau de Senarmont, futur général d’artillerie ;
  • le sous-lieutenant Victor-Joseph Delcambre, futur général et futur baron de Champ-Vert.

Le général de division François-Séverin Marceau-Desgraviers, dit François Marceau, qui commandait l’aile droite, contribua à assurer la victoire française, ainsi que l’adjudant général Nicolas-Jean-de-Dieu Soult, futur maréchal et futur duc de Dalmatie, qui gagna par cette bataille le grade de général. Charles de Habsbourg, dit l’archiduc Charles, 3e fils de l’empereur Léopold II, commandait en chef les troupes autrichiennes qui comptaient 80 000 hommes. L’armée des coalisés comportait cinq corps : le premier était commandé par le prince d’Orange et le général Latour, le second était commandé par le général Quasdanovitch, le troisième était aux ordres du comte de Kaunitz, général d’artillerie, le quatrième était commandé par le prince Charles en personne et le cinquième par le général Jean-Pierre Beaulieu. L’aérostation militaire fit ses premiers pas à la bataille de Fleurus sous la forme d’un ballon captif utilisé comme observatoire par les Français. Ces derniers perdirent 6 000 hommes, les coalisés 10 000. Beaulieu eut la jambe atteinte d’un boulet. Les Français firent 3 000 prisonniers.

Victoire de Napoléon Ier sur le feld-maréchal prussien Gebhard Leberecht Blücher, prince Blücher von Wahlstatt, le 16 juin 1815. Cette bataille, prélude de Waterloo, est plus connue sous le nom de bataille de Ligny. Le général de brigade Pierre-Joseph Farine, futur vicomte, s'y distingua et y fut blessé.

(*) Coalition formée contre Louis XIV et comprenant l’Angleterre, l’Espagne, certaines principautés allemandes, la Hollande et la Suède.

Iconographie :

  • La Bataille de Fleurus en 1794, esquisse pour un bas-relief de l'arc de triomphe de la porte d'Aix à Marseille de Pierre-Jean David d'Angers (musée municipal des Beaux-Arts d'Orléans) ;
  • Bataille de Fleurus. 26 juin 1794, tableau d'Hippolyte Bellangé (musée national du château de Versailles).

Bibliographie :

  • Alain Bernède, Aux avant-postes de Charleroi, Fleurus, 1794, Le Mans, Éd. Cénomane, 1994 ;
  • Jean-Louis Delaet, Le siège de Charleroi et la bataille de Fleurus, 1794, Bruxelles, Crédit communal, 1994.
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