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28 juin 1098 La victoire de la Sainte Lance


Lors de la première croisade, en 1097, les Croisés, venant d'Arménie, s'arrêtèrent devant Antioche, sur l'Oronte inférieur, près de la frontière syrienne. Le comte de Toulouse Raymond IV, dit Raymond de Saint-Gilles, proposa d'investir aussitôt la ville, ce qui eut sans doute été sage car ses habitants connaissaient des dissensions et s'opposaient en factions ; mais cette idée fut rejetée et les Croisés entreprirent un long siège épuisant. L'un d'entre eux, Bohémond, menaça de s'en aller si l'on n'acceptait pas de lui réserver la propriété de la ville quand elle serait conquise. Le siège devenait de plus en plus pénible, la famine et la maladie commençaient même à faire des ravages, le moral des assiégeants devenait de plus en plus bas ; on vit même Pierre l'Ermite faire mine de s'en aller.

C'est alors qu'un paysan provençal, un certaine Pierre Barthélemy, prétendit qu'il venait d'avoir une révélation, celle du lieu où devait se trouver la Sainte Lance qui avait eu l'honneur de percer le flanc de Jésus Christ. On se mit à la chercher et, miracle, on la trouva ! Cette sacrée découverte redonna un punch terrible aux Croisés qui parvinrent, le 14 juin 1098, à entrer dans Antioche.

Tout n'était cependant pas terminé puisque le prince seldjouk de Mossoul, Karbôgâ, s'avisa de venir au secours d'Antioche. Le 28 juin 1098, les Croisés vainquirent Karbôgâ. L'influence de la Sainte Lance s'était sans doute de nouveau manifestée. Sans doute, mais il faut bien dire que la valeur de Raymond Saint-Gilles n'était pas étrangère à cette belle victoire.

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