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31 av. J.-C. Cherchez la femme


Après la mort de Brutus et de Cassius à la bataille de Philippes, en 42 av. J.-C., les triumvirs romains, Octave, Antoine et Lépide, n'ont pratiquement plus d'adversaires. Il ne leur reste plus qu'à se disputer entre eux. C'est ainsi qu'éclata une nouvelle guerre civile, d'abord entre Octave et l'épouse et le frère d'Antoine (guerre dite de Pérouse). Antoine, qui se trouvait en Orient, regagna Rome. En un premier temps, les choses parurent s'arranger : la paix de Brindes, en 40 av. J.-C., rétablit l'accord entre les triumvirs ; Lépide devait s'occuper de l'Afrique, Octave recevait les provinces occidentales et Antoine l'Orient ; Antoine, qui avait perdu sa femme, épousait même la sœur d'Octave, Octavie. Seulement voilà : Antoine connaissait déjà Cléopâtre, la reine d'Égypte, et en était tombé follement amoureux.

S'occuper de l'Orient ne pouvait qu'arranger ses affaires et il ne tarda pas à revoir la belle reine d'Égypte. Sous son influence, il avait tendance à davantage privilégier les intérêts de l'Égypte que ceux de Rome. C'est ainsi que, en 36 av. J.-C., Chypre, la Phénicie, la Crète sont données à la reine d'Égypte ; en 34 av. J.-C., les enfants qu'Antoine a eus avec Cléopâtre sont pourvus de la Cyrénaïque, de la Syrie et de la Cilicie. La guerre entre Octave et Antoine devient inévitable. En 32 av. J.-C., Antoine s'y prépare. Il dispose déjà de dix-neuf légions et de huit cents navires égyptiens ; en outre, il obtient l'appui armé de plusieurs princes orientaux : Hérode de Judée, Mithridate de Comagène, Archéalos de Cappadoce, Amyntas de Galatie, Philadelphe de Paphlagonie, Polémon de Pont, Bocchus de Maurétanie.

La bataille décisive de cette guerre, à la fois mondiale et civile, va être la bataille navale d'Actium, le 2 septembre 31 av. J.-C. Ce jour-là, les deux cent cinquante navires d'Octave se mesurèrent aux cinq cents navires d'Antoine et aux soixante navires de Cléopâtre qui assista à la bataille sur son navire l'Antoniade. Cléopâtre était sans doute mal à l'aise car elle devait redouter autant la victoire que la défaite ; elle devait penser en effet qu'une victoire ramènerait nécessairement Antoine à Rome. Indécise, elle ne tarda pas à quitter le combat avec ses soixante vaisseaux. Inquiet, Antoine la suivit, si bien que le combat, pourtant inégal, s'acheva par la victoire d'Octave. On sait ce qu'il advint ensuite : Antoine se suicida ; Cléopâtre, après avoir tenté vainement de séduire Octave, se donna aussi la mort en se faisant piquer par un aspic. Octave, le futur empereur Auguste, rentra à Rome et, en août 29 av. J.-C., eut droit à la célébration de son triomphe.

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