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PHARSALE


PHARSALE (en grec Pharsala, aujourd’hui Fersala). Ancienne ville grecque de Thessalie, près de Larissa. Victoire décisive de Jules César sur Pompée et l’armée sénatoriale, le 9 août 48 av. J.-C. Antoine (ou Marc Antoine, en latin Marcus Antonius) participa à cette bataille, à la tête de l’aile gauche de l’armée de César. Cneius Domitius Calvinus commandait le centre, P. Sylla la droite. “Frappez au visage !” aurait dit César, selon Plutarque, à ses vieux légionnaires : les patriciens de l’armée de Pompée, malgré leur bravoure, ne pourraient supporter des blessures qui les défigureraient et ils ne songeraient plus qu’à parer les coups. Pompée était secondé par le général et consul Lucius Afranius Nepos, son lieutenant et ami. Le tétrarque de Galatie Dejotarus combattit également dans les rangs de Pompée, ainsi que :

Le général Caius Cassius Longinus fut fait prisonnier. Bien que très inférieure en nombre (elle ne disposait que de 22 000 fantassins contre les 45 000 de l’armée sénatoriale et que de 1 000 cavaliers contre 7 000), l’armée de César fit 15 000 morts et 24 000 prisonniers chez les ennemis, ne perdant elle-même que 200 soldats et trente centurions ; elle prit en outre huit aigles et 180 enseignes. L’écrivain romain Pollion (Caius Asinius Pollio), futur consul, participa à la bataille dans les rangs de César, ainsi que Publius Cornelius Dolabella, gendre de Cicéron. Marcus Cicero, fils du célèbre orateur, et donc beau-frère de Dolabella, commandait un corps de cavalerie dans les rangs pompéiens.

Bibliographie :

  • Eugène Talbot, Histoire romaine, Paris, A. Lemerre, 1875 ;
  • Victor Duruy, Histoire des Romains, Graz (Autriche), 1879-1885, tome III ;
  • La Pharsale (ou La Guerre civile), poème épique du poète latin Lucain (en latin Marcus Annaeus Lucanus), en dix chants, composé vers 60, retraçant la lutte entre César et Pompée ; Caton en est le véritable héros.
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