Version mobile

 

logo-histoire-de-guerre

MONTAGNE BLANCHE


MONTAGNE BLANCHE (en tchèque Bilá Hora). Colline voisine de Prague. Pendant la guerre de Trente Ans, victoire de l’électeur de Bavière Maximilien Ier le Grand, allié de l’empereur Ferdinand II de Habsbourg, du comte Johann T’Serclaes de Tilly, général wallon au service du Saint Empire commandant l’armée de la Ligue catholique, et du feld-maréchal autrichien Karl Bonaventura de Longueval, baron de Vaux et comte de Bucquoy, sur les insurgés tchèques de l’électeur palatin et roi de Bohême Frédéric V, chef de l’Union évangélique(*), commandés par le prince Christian d’Anhalt-Bernburg, général allemand, le 8 novembre 1620. Cette défaite des protestants, et 1ère bataille de la guerre de Trente Ans, marqua la fin de l’autonomie de la Bohême vis-à-vis des Habsbourgs. Frédéric V dut s’enfuir dans les Provinces-Unies. Le général autrichien Ottavio Piccolomini, duc d’Amalfi, futur feld-maréchal et futur prince du Saint Empire, participa à la bataille. Le comte Gottfried Heinrich zu Pappenheim, général bavarois, fut grièvement blessé.

 

(*) Ligue formée le 12 mai 1608 par plusieurs princes luthériens ou calvinistes d’Allemagne ; les catholiques ripostèrent à cette fondation par la constitution de la Sainte Ligue sous l’impulsion du duc de Bavière Maximilien Ier le Grand.

Bibliographie :

  • Olivier Chaline, La bataille de la Montagne Blanche, 8 novembre 1620 : un mystique chez les guerriers, Paris, éd. Noesis, 2000 ;
  • William P. Guthrie, Battles of the Thirty Years War : From White Mountain to Nordlingen, 1618-1635, Greenwood Press, 2001 ;
  • Friedrich von Schiller, Histoire de la guerre de Trente ans, Paris, Charpentier, 1861 ;
  • "La Montagne Blanche, 8 novembre 1620", article de Stéphane Moronval dans Histoire mondiale des conflits, n° 15, août-septembre 2004 ;
  • Les Ténèbres, roman de l'écrivain tchèque Alois Jirásek (1913) évoquant la bataille de la Montagne Blanche.
Partager sur :

Réagissez

Rechercher un document sur le site