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SEDAN


SEDAN. Commune du département français des Ardennes, sur la Meuse. Victoire des Prussiens du comte Helmuth von Moltke (220 000 hommes) sur l’armée française du maréchal Edme-Patrice-Maurice de Mac-Mahon, duc de Magenta (70 000 hommes), qui avait en vain tenté de porter secours à l’armée du maréchal François-Achille Bazaine repliée sur Metz, le 2 septembre 1870. Gaston-Alexandre-Auguste Galliffet, général placé à la tête des chasseurs d’Afrique, fut fait prisonnier, ainsi que Jean-Ephrem Lanusse, aumônier militaire, futur aumônier de Saint-Cyr, le général Charles de Failly et le général Auguste-Alexandre Ducrot. Mac-Mahon lui-même fut blessé et fait prisonnier. Le général Emmanuel-Félix de Wimpffen, remplaçant Mac-Mahon, ne put éviter le désastre. Le général Jean-Auguste Margueritte, commandant la brigade des 1er et 3e chasseurs d’Afrique, se distingua et fut mortellement blessé. Le futur roi de Prusse et futur empereur d’Allemagne Frédéric III prit une part décisive dans la victoire prussienne. Prirent également part à cette bataille :

  • du côté français, les généraux Barthélemy-Louis-Joseph Lebrun, Charles-Nicolas Lacretelle, qui fut fait prisonnier, Joseph-Florent-Ernest Guyot de Lespart, qui fut tué, Élie-Jean de Vassoignes, Jean Pellé, qui fut fait prisonnier, Joseph-Henri-Fortuné Fraboulet de Kerléadec, Hippolyte-Albert Cambriels, qui fut blessé, Jules-Étienne Forgeot, qui fut fait prisonnier, Adolphe-Jules Tilliard, qui fut tué, Louis-François-Charles Pelletier de Montmarie, qui fut blessé et fait prisonnier, François-Raymond de Pierre de Bernis, Simon-Hubert Carteret-Trécourt, qui fut blessé et fait prisonnier, Félix Douay, qui fut fait prisonnier, Louis-Toussaint-Simon Doutrelaine, qui fut fait prisonnier, Fabien-Pierre-Edmond Gandil, qui fut fait prisonnier, Edmond-Aimable L’Hériller, Antoine-Louis Liédot, qui fut tué, Charles-Joseph-François Wolff, Frédéric-Philippe-Auguste-Napoléon Ameil, qui fut fait prisonnier, Marie-Hippolyte de Lartigue, qui fut blessé, ainsi que le sous-lieutenant Jean-Paul Gravier de Vergennes, qui fut tué, les chefs d’escadron Pierre-Antoine-Émile Parmentier, qui fut mortellement blessé, et Charles-Auguste-Louis Warnet, futur général de division, le futur général de brigade Louis-Jules Baudoin, qui fut blessé, le futur général de division Adrien-Alexandre-Adolphe de Carrey de Bellemare, qui parvint à échapper à la capitulation, le colonel d’artillerie Adolphe-Louis-Émilien-Frédéric Salignac-Fénelon, futur général de division, qui fut blessé et fait prisonnier, le colonel de cavalerie Viel de Lunas d’Espeuilles, futur général de division, le colonel du génie Jean-Joseph Veye de Chareton, futur général de division, qui fut fait prisonnier, et le prince de Valachie Georges Bibesco, qui fut fait prisonnier ;
  • du côté prussien, le prince de Saxe Frédéric-Auguste Albert, le prince Auguste de Wurtemberg, les généraux Leonhard Graf von Blumenthal, Ludwig von der Tann, Karl Gustav von Sandrardt.

Les Prussiens perdirent 8 500 hommes, morts ou blessés, et 465 officiers. Les Français eurent 3 000 morts, 14 000 blessés, 21 000 hommes faits prisonniers pendant la bataille ; 83 000 hommes furent réduits au même sort du fait de la capitulation de Sedan.

IconographieMac-Mahon blessé à Sedan. 2 septembre 1870, tableau d'Édouard-Armand Dumaresq (musée national du château de Versailles).

Bibliographie :

  • Général Emmanuel-Félix de Wimpffen, Sedan, 1871 ;
  • Taxile Delord, Histoire du Second Empire, Paris, Londres, New York, G. Baillière, 1876, tome VI ;
  • Alfred-Oscar Wachter, La guerre franco-allemande de 1870-1871, Paris, L. Baudoin, 1895, tome Ier ;
  • C. Sarazin, Récits sur la dernière guerre franco-allemande (du 17 juillet 1870 au 10 février 1871), Wissembourg - Froeschwiller - Reichshoffen ou Woerth - Sedan - Siège de Paris, Berger-Levrault, 1887 ;
  • La Débâcle, ce 19e et avant-dernier volume de la série des Rougon-Macquart d'Émile Zola, paru en 1892, contient de dramatiques récits de la journée de Sedan ;
  • Sedan, œuvre du romancier belge Camille Lemonnier (1871), rééditée en 1881 sous le titre "Les Charniers".
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