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PAVIE


PAVIE (en italien Pavia). Ville d’Italie, en Lombardie, sur le Tessin. Victoire d’Odoacre, roi des Hérules, sur Oreste, ancien officier d’Attila, en 476. Odoacre tua Oreste de sa main.

Victoire de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, sur le roi des Hérules Odoacre le 11 août 490.

Victoire des Impériaux du vice-roi de Naples Charles de Lannoy, général flamand commandant les armées impériales, sur François Ier le 24 février 1525. Robert Stewart, comte d’Aubigny, maréchal de France d’origine écossaise, et le général espagnol Fernando Francisco de Avalos, marquis de Pescara, un des plus illustres lieutenants de Charles Quint, se distinguèrent dans cette bataille où l’amiral Guillaume Gouffier, seigneur de Bonnivet, chef de l’armée d’Italie, favori de François Ier, se fit bravement tuer, à l’instar :

  • du maréchal de France Jacques II de Chabannes, seigneur de La Palice (ou La Palisse), l’un des plus brillants capitaines de son temps ;
  • de Louis II de La Trémoille, vicomte de Thouars, prince de Talmont.

Les soldats de La Palice auraient composé en son honneur ces vers :

Monsieur d’La Palice est mort,

Mort devant Pavie ;

Un quart d’heure avant sa mort,

Il était encore en vie,

Ce qui voulait dire que jusqu’à sa dernière heure, La Palice avait combattu. Cette chanson fut rajeunie au XVIIe siècle par La Monnoye. Participèrent également à cette bataille :

  • le futur maréchal et futur amiral de France Claude d’Annebaut, baron de Retz, qui fut fait prisonnier ;
  • Guillaume du Bellay, seigneur de Langey, qui fut fait prisonnier ;
  • Blaise de Lasseran de Massencome, seigneur de Monluc (ou Montluc), futur maréchal de France, qui fut fait prisonnier ;
  • Philippe de Chabot, seigneur de Brion, futur amiral de France, de Bretagne et de Guyenne, qui fut fait prisonnier ;
  • le maréchal Anne de Montmorency, futur duc et futur connétable de France, qui fut fait prisonnier ;
  • le duc de Bourbon Charles III, dit le Connétable de Bourbon, passé au service de Charles Quint, qui contribua à la défaite des Français ;
  • le maréchal de France Odet de Foix, vicomte de Lautrec, qui avait tenté d’empêcher cette bataille ;
  • le maréchal de France Thomas de Foix, seigneur de Lescun, dit le maréchal de Foix, frère puîné d’Odet de Foix, qui fut mortellement blessé ;
  • Fernando Álvarez de Toledo, duc d’Albe ;
  • Girolamo Aleandro, archevêque de Brindisi, futur cardinal, qui fut fait prisonnier ;
  • Robert III de La Marck, dit l’Aventureux, seigneur de Fleuranges, futur maréchal de France, qui fut fait prisonnier ;
  • Gaspard de Saulx, seigneur de Tavannes, page de François Ier, futur maréchal de France, qui fut fait prisonnier ;
  • le poète espagnol Garcilaso de La Vega ;
  • le poète français Clément Marot qui fut fait prisonnier ;
  • Louis Prévôt de Sansac, qui fut fait prisonnier ;
  • Claude de Savoie, comte de Tende, qui fut fait prisonnier ;
  • René d’Anglure, vicomte d’Estoges et de Blaigni, seigneur de Nogent-sur-Aube, chambellan de François Ier ;
  • Galiot de Genouillac, grand maître de l’artillerie française et remarquable technicien en matière de balistique, dont les sages conseils ne furent pas suivis par le roi de France ;
  • Jean de Gontaut, baron de Biron, seigneur de Montault, de Montferrand et de Puybeton, gentilhomme de la chambre du roi, qui fut blessé et fait prisonnier ;
  • Adrien Ier de Boufflers.

François Ier dut remettre son épée à Charles de Lannoy. Charles IV de Valois, beau-frère du roi de France et 1er prince du sang, qui commandait l’arrière-garde française, quitta le champ de bataille alors que François Ier était fait prisonnier ; il mourut de chagrin quelque temps après. L’utilisation par les Espagnols de l’arquebuse contribua beaucoup à leur victoire. Au soir de la bataille, le roi de France écrivit à sa mère : ”De toutes choses ne m’est demeuré que l’honneur et la vie qui est sauve”. Chacune des deux armées comptait environ 15 000 fantassins et 1 500 cavaliers. Périrent notamment dans cette bataille :

  • Galéas Saint-Séverin, grand écuyer ;
  • François de Lorraine, comte de Lambesc ;
  • le comte de Tonnerre, neveu de La Trémoille ;
  • Bussy d’Amboise, seigneur de Chaumont ;
  • le baron de Buzancez ;
  • le seigneur de Beaupréau ;
  • le duc de Suffolk qui commandait la légion des lansquenets ;
  • Jean Jeancourt, seigneur de Villarnou ;
  • Jean Jousserant, seigneur de La Hire ;
  • Jean de Poix et son fils Louis ;
  • Adam du Ravenel ;
  • le seigneur de Morete ;
  • le seigneur de Turnon ;
  • Pierre de Rohan, seigneur de Fontenai ;
  • François de Duras ;
  • Hector de Bourbon, vicomte de Lavedan ;
  • Pierre de Voyer de Paulmi ;
  • Louis de Joyeuse ;
  • René de Savoie, comte de Tende, qui fut mortellement blessé ;
  • George d’Amboise, fils du maréchal et amiral de France Charles II d’Amboise, alors qu’il n’avait que 22 ans ;
  • Jacques d’Amboise, seigneur de Vaurai ;
  • Jean de Diesbach, capitaine des Suisses ;
  • Germain de Bonneval.

Iconographie

  • Bataille de Pavie, tapisserie du XVIe siècle exécutée à Bruxelles d'après un carton de Van Orley (musée Capodimonte, Naples) ;
  • La Bataille de Pavie, bas-relief du tombeau de François Ier à Saint-Denis exécuté vers 1555 par Pierre Bontemps.

Bibliographie :

  • Jean-Paul Meyer, Pavie, 1525 : l'Italie joue son destin pour deux siècles, Le Mans, Cénomane, 1998 ;
  • Le désastre de Pavie, œuvre de l'écrivain français Jean Giono ;
  • Colonel Édouard Hardy de Périni, Batailles françaises, Paris, Flammarion, 1894-1906, 1ère série ;
  • Général Charles Thoumas, Les transformations de l'armée française : essais d'histoire et de critique sur l'état militaire de la France, Paris, Berger-Levrault, 1887, tome II.
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